Enclos paroissial et église

Lieu féérique, cadre radieux, l’enclos capture et éblouit par son originalité et sa situation

Au XVIIème siècle ce coin de terre devait être plutôt riche et à l’aise financièrement. Les 12 « délibérants », le conseil municipal de l’époque ouvrirent largement le coffre fort paroissial à 3 clefs gardées derrière la lourde porte blindée de la sacristie.
Un tel ensemble architectural n’a pu se bâtir sur le dénuement. La paroisse de Lannédern était florissante. Les seigneurs et les maîtres ont mis un point d’honneur à bâtir cet ouvrage :
Lezormel seigneur des Tourelles (blason bandé de 6 pièces d’argent et d’azur situé sur la clef de voute de la nef et sur le pied de la croix processionnelle avec la devise « le content est riche »),
La Marche Seigneur des tourelles (de gueules an chef d’argent ; devise : Marche droit)
Kernezne Seigneur de Penaneac’h (blason D’or à trois coquilles de gueules situé ??)
Le Duc de Rohan de Kergus,
Les Ecuyers De Kerarun Henry et Yvon (du Manoir de Keralun)
Ainsi que la juridiction du Duc de Bretagne au Moulin du Duc.

Vers l’an 1000 la population augmente dans la paroisse primitive de Iben (ple-iben) soit Pleyben pour atteindre 1000 âmes et les parties les plus éloignées vont obtenir leur autonomie. C’est ainsi que Lannédern (1330 Lanedern – 1368 Lannedern) fut créé avec une population d’une centaine d’âmes. Probablement un ordre religieux et militaire veillait à la protection des autochtones et des pèlerins qui se rendaient à Jérusalem.

« Vous qui passez par Lannédern, ne vous pressez pas, posez-vous, regardez, écoutez, rêvez, la magie du lieu, l’idée que l’on peut se faire du façonnage de l’hémicycle vous transporteront vers le savoir faire d’un autre temps, vers la foi de ceux qui y vivaient, vers leurs connaissances et leurs échanges soit simplement leur destinée. »

Saint Edern entre réalité et légende

« Voici comme se raconte à Lannédern la vie du saint patron »

Le saint arriva dans ce pays, monté sur un cerf avec sa sœur Génovéfa. Du haut de la lande de Coat-ar-Roc’h ils purent admirer l’immense étendue de terre, de collines, de vallons et de bois qui se déroulait devant eux. Et ils louèrent Dieu de les avoir conduits là. Quand ils eurent terminé leur action de grâces, Edern dit à sa sœur :
– Ce n’est pas le tout, il faut maintenant que nous procédions au partage ?
– C’est à moi de choisir mon lot la première, répondit Génovéfa.
– Soit ! Acquiesça le saint.
Génovéfa de se mettre en route, tandis que son frère demeurait en oraison dans la lande et que le cerf y paissait l’herbe fine. La jeune fille avait le pied léger : elle fit en peu de temps beaucoup de chemin et parvint au sommet d’une autre colline, en un lieu nommé Loqueffret qui lui parut propice à l’édification d’un oratoire. Elle s’en retourna donc vers son frère :
– As-tu fixé ton choix ? demanda le saint.
– Oui, j’ai trouvé un emplacement qui me convient. Seulement, il faut que tu m’aides à y bâtir ma maison.
On utilisa le cerf pour les charrois, et la maison fut bâtie en un tour de main. Le saint y installa sa petite sœur. Quant à lui, du premier coup, il s’était décidé pour Coat-ar-Roc’h qui lui semblait bien la plus belle situation qu’il y eut en Bretagne. Il y construisit sa maison de prière.
Cependant, sa sœur et lui avaient édifié leurs églises sur leurs coteaux respectifs, aidés de tous les hommes pieux de la contrée.
Restait à délimiter les territoires des deux paroisses. Génovéfa, qui était femme, se montrait exigeante. Volontiers, elle n’eût abandonné à son frère que les quelques champs qui avoisinaient son église, à peine assez de place pour enterrer les morts, pas assez, tant s’en faut, pour fournir à la subsistance des vivants. Ces prétentions parurent à Edern excessives. Mais, comme il avait l’âme complaisante et douce et qu’il détestait les querelles, il feignit de transiger :
– Petite sœur, dit-il, ne donnons pas nos dissensions en spectacle à la foule, et convenons d’un arrangement. Accorde-moi, par exemple, tout l’espace dont je pourrai faire le tour, monté sur mon cerf, en un délai déterminé. Génovéfa demanda à réfléchir. Elle pensait que le cerf était vieux, que ses jambes commençaient à plier sous lui, que le pays était accidenté, raviné, coupé d’obstacles de toute nature et, bref, elle accepta la proposition de son frère, en y mettant, cela va sans dire, de dures conditions. Ainsi, elle stipulait qu’Edern ne quitterait Coat-ar-Roc’h qu’à la nuit bien close et qu’au chant du coq, en quelque lieu qu’il fut, il ferait halte. Le bon saint en passa par tout ce qu’elle voulut. Au soir fixé, il grimpa sur le dos du cerf. La vaillante bête, à qui le seul contact de son cavalier communiquait des forces nouvelles, respira bruyamment et prit sa course tout d’une haleine. Elle allait, elle allait. C’est à peine si ses pieds touchaient le sol. Edern, cramponné à ses bois, l’excitait de la voix et du talon. Ils dévoraient l’espace, insoucieux des côtes et des précipices. Dieu, qui était avec Edern, avait fait allumer toutes les étoiles du ciel, en sorte que la nuit était claire à l’égal d’une belle matinée. Aussi Génovéfa en eut-elle du dépit en son cœur. Elle s’était venue asseoir sur un tertre, à une portée de fusil du bourg de Loqueffret, comptant bien assister à la déconvenue de son frère. Et voici qu’il triomphait d’elle, qu’il réduisait à néant ses petites machinations ! Déjà le cerf arrivait droit sur le talus où elle était assise. Encore quelques minutes et presque toute la paroisse de Loqueffret allait passer dans celle de Lannédern. Mais les femmes, vous le savez, ne se laissent jamais prendre sans vert. Et Génovéfa, en sa qualité de sainte, avait plus d’esprit qu’aucune autre. Une ferme était là, toute proche. Y courir, saisir sur le perchoir du poulailler un coq engourdi par le sommeil, le plonger brusquement, la tête la première, dans une auge pleine d’eau, ce fut pour la sainte l’affaire d’un instant. Voilà le coq à peine revenu de sa stupeur, de battre des ailes pour en secouer l’eau, et de se mettre à chanter
– Le coq a chanté, mon frère ! s’écria Génovéfa, comme le cerf bondissait dans l’aire du manoir
Edern dut s’arrêter. Plus tard, on érigea une croix en ce lieu. Malgré la ruse de la sainte, la paroisse de Lannédern ne s’en étendit pas moins jusqu’à l’entrée du bourg de Loqueffret. Génovéfa ne le pardonna pas à son frère et fut longtemps en délicatesse avec lui. La tour de Lannédern étant venue à tomber, elle s’en réjouit malignement.
– Ah ! dit-elle, c’est bien fait ! Je vous prédis que désormais vous ne pourrez plus avoir à Lannédern une belle flèche haute et pointue !
– Eh bien ! Riposta le saint, je vous prédis à mon tour que dorénavant vous n’aurez à Loqueffret que des cloches fendues, et qu’elles ne tinteront pas plus clair que les grelots d’un cheval de pilhaouer.
– Ces choses arrivèrent, en effet. Le clocher de Lannédern demeura court et trapu, mais aussi l’on eut beau acheter à Loqueffret des cloches neuves, dès qu’on les mettait en branle elles se fendaient.
– Depuis le cerf de saint Edern, un dicton veut que les bois d’alentour restent peuplés de hardes provenant de sa descendance. Mathieu Le Moal (prêtre de Lannédern), dans son enfance, c’est-à-dire dans les années 1930, vit un cerf mâle saillir une jument qui paissait à l’aventure. Le poulain qui naquit de cet accouplement eut le pied fourchu comme son père. Sa mère ne le pouvait souffrir, elle se montrait féroce envers lui ; un jour, elle le tua d’une ruade… »
Les Druides gaulois vénérèrent le Grand Cerf. Sa ramure est souvent comparée à l’arbre de vie. Tous les ans ses bois tombent et renaissent plus grands, plus beaux et plus nombreux. Il porte donc en lui, dans la croyance, l’espérance d’une résurrection au-delà de la mort. Il annonce peut-être, ici à Lannédern, la victoire sur l’Ankou ;
L’Ankou, ce grand maître de la mort

L’enclos paroissial :

Lannédern est une des rares paroisses bretonnes à avoir conservé son enclos paroissial, et cela intégralement : église, calvaire, ossuaire, cimetière (la réflexion chrétienne dit que la mort est au milieu de la vie comme le cimetière est au milieu du village), murs… avec ses tombes, tout cela ramassé dans un mouchoir de poche d’à peine 1500 m2, délimité par une murette, et auquel donne accès une entrée principale de type arc triomphal située Sud. Cette entrée est constituée de quatre piliers de pierre délimitant trois passages. Un décret de 1804 demande d’éloigner le cimetière des églises. Lannédern continue à ignorer le décret de Napoléon et les paroissiens continuent d’être enterrés dans le cimetière entourant l’église.

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L’enclos paroissial vu du haut du bourg

L’ossuaire :

Il est doté d’une façade remarquable, munie de quatre baies en plein cintre et d’une porte médiane surmontée d’un fronton en demi-cercle, et accostée à deux bénitiers. Au dessus des fenêtres sont des têtes d’anges, niais, au toupet pointu, dont le crâne a fondu dans les joues, et qui voltigent entre des têtes de morts. Aux angles, à la retombée des rampants des pignons, on remarque deux anges tenant des phylactères avec des inscriptions :
COGITA MORI (pense à la mort) – RESPICE FINEM (attends la fin)
Et sur la petite frise de la corniche on peut lire :
M. GRE. K (ER) DEVEZ R (RECTEUR). G.COLIN. F. LE BRAS.F (ABRIQUES)
Ce qui reporte ce petit monument aux environs de 1660-1662, car on retrouve fois ailleurs le nom de ce recteur et avec ces dates.
A l’origine l’ossuaire servait pour le moins en partie à déposer les restes des défunts retirés du cimetière, mais aussi de salon funéraire à la veille d’un enterrement.

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Cet ossuaire, ou chapelle Sainte Anne, trône encore fièrement dans le cimetière, non loin du calvaire.

Le calvaire :

Dans un enclos paroissial, l’ossuaire est le monument spécialement affecté à la mort, celui qui évoque l’omniprésence de celle-ci. Mais non loin, se dresse le calvaire, un monument qui lui fait pendant et qui est là pour évoquer la résurrection et l’espoir en une vie future éternelle. Le calvaire de Lannédern, haut de 6,50m remonte au XVIème siècle. Il est bâti sur un soubassement hexagonal, coiffé de deux degrés hexagonaux eux aussi, puis d’un socle cubique où s’élève un fût à 8 pans. Ce fût est flanqué à mi-hauteur d’une console en cul-de-lampe qui soutient une effigie de Saint Edern, le patron de la paroisse. Celui-ci, en robe et manteau à capuchon, son livre dans la main gauche et son bâton dans la main droite, chevauche paisiblement son cerf, lequel s’avère être un très beau mâle.
Le croisillon à moulures ceinturées et à culots qui surmonte le fût du calvaire est assez long, car il supporte non seulement la croix du Sauveur, mais aussi celles des deux larrons à ses extrémités, ainsi que vers le milieu deux couples de statues dos à dos : La Vierge et Marie Madeleine, Saint Jean et Saint Pierre. La vierge Marie et Jean sont à leur place habituelle, l’une à droite du Christ et l’autre à sa gauche. Tandis que derrière eux on reconnaît bien la Madeleine à son pot de parfum et Pierre à sa clef. Le Christ en croix est assisté de trois angelots : l’un au sommet de la croix qui reçoit son âme et tient le titulus (INRI), et les deux autres, hématophores, en bas qui recueillent dans un calice le sang coulant de ses pieds cloués.
Au crucifix est adossé un ECHE HOMO : le Christ est debout, les jambes un peu ployées, les bras et les poignets liés sur le ventre avec une grosse corde, s’apprêtant à marcher vers son supplice, la tête déjà couronnée d’épines.
La coutume lors des enterrements ; le cercueil rentre par le porche porté par des « porteurs » et lors du cheminement, au niveau du calvaire celui-ci était dévié jusqu’à toucher le soubassement, sensé rappeler le préalable à la résurrection du Christ et à l’immortalité de âme.

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Le calvaire vue de face

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Le calvaire vue de dos

Le monument aux morts :

Construit par M. Jezequel de Brennilis, et sculpté dans du granit fin d’Huelgoat extrait de la carrière Coat Mocun. Inauguré en 1932.
Nombre de morts : Guerre 1914/1918 = Guerre 1939/1945 =………Guerres des anciennes colonies =

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Le monument aux morts

Le porche de l’église :

C’est le lieu de passage entre le monde des vivants et celui de Dieu.
Dans les églises bretonnes, c’est presque toujours le porche Sud qui constitue l’entrée principale et non pas le portail Ouest, celui qui se trouve sous le clocher. C’est un porche franchement style Renaissance que nous trouvons à Lannédern, un porche qui dérive de celui de Landerneau, et qui est bien daté 1662. Il à une certaine allure avec son ouverture extérieure en plein cintre, et ses deux colonnes corinthiennes soutenant une frise et un fronton au milieu duquel est percé une niche occupée par une petite Vierge-Mère. Elle est encadrée d’inscriptions très altérées par les morsures du temps et difficile à déchiffrer. Les voici, en clair, d’abord à gauche de la niche :
« H.BRAS. I . MODIRE 1662 »
il s’agit des deux fabriciens en charge comptables des rentrées et des sorties des deniers.
Ensuite, à droite :
« M (messire) I (ves) K (ER) DEVEZ Rector . C.ALA (I) N.
Ce dernier personnage doit être le vicaire ou le curé comme on disait à l’époque.

L’intérieur, de forme presque carrée, est garni de deux bancs de pierre et de deux rangées de niches, vides malheureusement. Il y a moins de cent ans, elles abritaient des statues en bois très délabrées, vermoulues, et qu’on finit par enlever. Les débris furent brûlés sur la partie haute entre l’église et le presbytère en 1923. Chose curieuse : il n’y a que 5 niches de chaque côté, au lieu de 6 comme c’est le cas habituellement. Mais il y en a trois autres au fond du porche, au dessus de la porte d’entrée dans l’église : elles abritaient le Christ et deux autres apôtres.

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Le Clocher :

Lannédern possède un petit clocher trapu, et qui doit dater du début du XVIIème siècle comme l’ensemble de l’église (il y a une date au dessus de la porte Ouest 1611). Très simple et couronné d’un dôme, il a sa chambre de cloches formée de six piliers. L’accès à cette chambre de cloches se fait par un périlleux escalier extérieur dont les marches courent sur le rampant Sud du pignon.

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Le clocher vu du lavoir

Les Cloches :

Les cloches servent de signal à la communauté chrétienne et furent créés pour l’appel des fidèles d’une paroisse pour la messe. Elles permettent de sonner les baptêmes, les mariages, les prières (angelus), les alarmes (tocsin) et l’heure. A Lannédern elles sont au nombre de deux et l’automatisation fut effectuée en ;; ;; ;; ;; ;; ;; ;;. Jusqu’en 1992 la manœuvre des cloche était sous la responsabilité du bedeau (François Marie Tallec de à puis Bideau de )

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Inscriptions ; grande cloche :
J’ai été nommée Jeanne Louise par Jean Louis Cras président de la fabrique et Jeanne Le Gall.

Sant Edern pedit évidomp

An 1905 M.M. C Michel étant recteur de Lannédern, Jean Louis Bourlest Maire, Jean Louis Cras président de la fabrique, Jérome Gourvest Trésorier – fabriciens – Jean Louis Salaun, Mathieu Baraer, Louis Le Rest – Fondeur, Cornillé Havard à Villedieu et Le Jantel à Guingamp.
Les inscriptions sont à l’identique pour la petite cloche.

L’ANKOU :

La vallée de la petite Douphine sous le brouillard gothique de Pont Mein se présente comme un repère des korrigans contigu au Yeun Elez (le marais de l’Ange). Ces parages sont le domaine favori de l’Ankou, un endroit magique où le mysticisme excite puis apaise les esprits.
L’église de Lannédern se distingue par son ANKOU, personnification armoricaine de la Mort (faucheur de vies et emporte les âmes des personnes récemment décédées) et représenté sous la forme d’un squelette au rictus menaçant. A Lannédern il se trouve à l’Ouest du porche, au bas de l’un des rampants de la fenêtre, un buste d’ange lui faisant pendant de l’autre côté.
« La bouche ouverte comme le spectre de Bulat, ployant à angle droit ses ossements, l’Ankou pointe son dard qu’il tient solidement dans la main gauche. Par son aspect impressionnant, il revêt à cet égard la place dominante dans le cimetière »
Cette préoccupation permanente de la mort a des racines très anciennes chez le peuple breton et remonte aux traditions druidiques. Maître de l’au-delà, l’Ankou est omnipotent. Les celtes ne craignent pas la mort, pour eux elle représente le commencement d’une vie meilleure. Les bretons christianisés conçoivent la mort de la même façon, comme une chose simple et naturelle ; Mais de l’Ankou, ils ont peur…..
Mise en garde contre l’oubli : L’Ankou circule la nuit, debout sur un chariot dont les essieux grincent. Ce funèbre convoi est le « karrig an Ankou » ; charrette de l’Ankou. Entendre grincer les roues du « karrig an Ankou » ou croiser en chemin le sinistre attelage sont des signes annonciateurs de la mort d’un proche. L’odeur de bougie, le chant du coq la nuit, la lueur fugace, la sueur froide, les visions fantastiques, les bruits de clochettes sont également interprétés comme des signes annonciateurs de la mort.
Pourtant, le reflet de la relation particulière que les bretons entretiennent avec la mort ne se résume pas à la peur. La mort n’épargne personne et elle se détermine comme le passage obligé pour atteindre l’au-delà ; une fois jugée, l’âme est vouée au paradis ou a l’enfer.
L’implacable Ankou nous mets en garde contre l’oubli de notre fin dernière.

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L’ankou

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L’ankou

L’intérieur de l’église :

L’édifice a un plan régulier, en forme de croix latine et avec chevet plat. Il comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées. Les voussures des arcades pénètrent directement dans les piliers octogonaux. La chaire à prêcher a été démontée dans les années 60. Les vitraux sont ouverts de manière à ce que des flèches lumineuses irradient selon une orientation différente l’allée centrale tandis qu’une lumière diffuse se répand par la maîtresse vitre et ruisselle sur le chœur. Le rythme des colonnades oriente le regard et la pensée vers l’abside dont la croupe s’enfle comme sous la poussée de l’esprit et que l’art somptueux de la mosaïque des tableaux pare d’un éclat surhumain. Une crèche de la nativité est construite annuellement avec les figurines entreposées dans la sacristie.
Une crèche de Noël est créée tous les ans par les paroissiens dans le déambulatoire Ouest près de la vitrine. Installée sur une estrade avec une armature une armature bois, toutes les figurines de la Nativité sont représentées et mises en valeur par un éclairage harmonieux.

 

 

 L’intérieur de l’église :
L’édifice a un plan régulier, en forme de croix latine et avec chevet plat. Il comprend une nef avec bas-côtés de quatre travées. Les voussures des arcades pénètrent directement dans les piliers octogonaux. La chaire à prêcher a été démontée dans les années 60. Les vitraux sont ouverts de manière à ce que des flèches lumineuses irradient selon une orientation différente l’allée centrale tandis qu’une lumière diffuse se répand par la maîtresse vitre et ruisselle sur le chœur. Le rythme des colonnades oriente le regard et la pensée vers l’abside dont la croupe s’enfle comme sous la poussée de l’esprit et que l’art somptueux de la mosaïque des tableaux pare d’un éclat surhumain. Une crèche de la nativité est construite annuellement avec les figurines entreposées dans la sacristie.
Une crèche de Noël est créée tous les ans par les paroissiens dans le déambulatoire Ouest près de la vitrine. Installée sur une estrade avec une armature une armature bois, toutes les figurines de la Nativité sont représentées et mises en valeur par un éclairage harmonieux.
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L’intérieur de l’église

La maîtresse vitre :

D’après Louise-Michel GOHEL, l’un des spécialistes du vitrail en Bretagne, il ne subsiste plus aujourd’hui dans les provinces que 200 à 250 édifices ayant conservé tout ou partie de leurs verrières anciennes. L’église de Lannédern est l’un de ces édifices ; elle possède une maîtresse-vitre munie d’un tympan trifleurdelysé et dont les panneaux retracent surtout la passion de Jésus.
Quant on pense à toutes les destructions et disparitions ayant affecté les verrières bretonnes, la survivance de celle de Lannédern est déjà un exploit en elle-même. Notre maîtresse-vitre a survécu aux guerres et aux révoltes de tous genres (trouble de la ligue, tourmente révolutionnaire), aux catastrophes naturelles, comme la foudre, au climat breton qui n’est guère clément pour les verres attaqués par les mousses et les lichens (ceux-ci décomposent la silice et font disparaître les modelés de grisaille, de sanguine ou de jaune d’argent).
Comme presque partout en Bretagne, c’est la dévotion à la passion qui est le sujet essentiel de la maîtresse-vitre de Lannédern. On y distingue au moins six épisodes de la passion du Christ, mais c’est en vain qu’on y cherche le moindre souci de chronologie : portement de croix, baiser de Judas, descente de croix, lavement des pieds, flagellation, entrée triomphale de Jésus à Jérusalem !
La plus grande partie du vitrail est donc consacrée à la Passion, mais ce sont d’autres sujets qui occupent les trois panneaux de gauche, soit, de haut en bas : Saint Yves et le pauvre, Saint Edern sur son cerf, le riche et les damnés. Cette description des tourments des damnés semble correspondre à une nouvelle sensibilité religieuse, celle qui apparaît au cours du XVIème siècle. Pour en revenir à Saint Edern notons qu’il figure également dans un médaillon au sommet du tympan.

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La maîtresse vitre vue de l’intérieur et de l’extérieur au soleil levant (sav-heol).

Le retable du Rosaire :

La construction de ce retable a certainement été suscitée par la Confrérie locale du Rosaire. La Confrérie du Rosaire était l’une de ces confréries pieuses fondées dans le volontariat. Elles se sont multipliées au 17ème siècle sous l’influence du concile de Trente, dans le but de relever le niveau de foi des fidèles. Le retable comprend une grande peinture centrale représentant la scène du don du Rosaire par la Sainte Vierge et l’enfant Jésus à Saint Dominique et à Catherine de Sienne (elle imagine rassembler tous les chrétiens pour mener une croisade afin de reprendre les terres sacrées aux infidèles, elle reçoit les stigmates du Christ à la Pentecôte). Elle est bien datée par l’inscription : « Y. QUINTIN. 1660 ».
La toile (qui n’est pas la toile d’origine, la peinture est de piètre qualité artistique) est entourée d’un cadre en bois sculpté où alternent des feuillages, des fleurs et des épis de blé.

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Le retable du rosaire

Le retable de Saint Philbert :

Saint Philbert ou Saint Philibert avait quitté la cour du roi Dagobert pour se faire moine d’abord à Rebais dans la Brie française. Plus tard il fonda un monastère à Jumièges près de Rouen.

Mais pourquoi diable vénère-t-on depuis la nuit des temps Saint-Philibert en Bretagne ? A Trégunc, l’on pense que ce culte fut ramené par les marins depuis Noirmoutier. L’explication est peut-être plus compliquée…

 Dans les vieux, les très vieux documents de l’abbaye de Landévennec, il est un texte du cartulaire dont la lecture au premier degré raconte en gros ceci. Un jour, Gradlon, roi des Bretons, reçut la visite de trois émissaires de Charlemagne. Ces trois hommes-là étaient alors des saints en devenir puisqu’il s’agissait, assure l’antique chronique, de Médard, Florent et de notre fameux Philibert, fondateur de l’abbaye de Jumièges en Normandie puis de celle de Noirmoutier.

Leur requête ? Que Gradlon apporte son aide aux Francs contre la race païenne. Entendez par là les Vikings. Le roitelet armoricain se voyait proposer en échange de son soutien quatorze villes franques. Marché avantageux. Saint Guénolé et saint Corentin, poursuit le texte, assistaient aussi à la rencontre qui s’acheva par un serment prêté par Gradlon. Récit totalement anachronique ! Tout le monde connaît par cœur la date du sacre de Charlemagne. En revanche, lorsque l’on sait que Philibert fonda le monastère de Jumièges en 654, voilà qui exclut sa présence à Quimper… 150 ans plus tard ! Alors, quelques historiens se sont arraché les cheveux pour interpréter ce texte à première vue incohérent. Et ils sont parvenus à cette conclusion. Des Gradlon, la Cornouaille en a connu trois dans son histoire. Or, l’un d’entre eux, Gradlon Plonéour, est précisément un contemporain de Charlemagne.

Et l’on s’est alors permis de penser que l’aréopage (réunion des savants et des sages) de prétendus saints qui assistaient à la rencontre était en fait constitué des abbés des monastères de Saint-Florent à Saumur, de Saint-Médard à Doulon, de Saint-Philibert à Noirmoutier, de l’abbaye de Landévennec fondée par Saint-Guénolé et enfin de l’évêque de Quimper Corentin.

Mais il y a mieux pour renforcer cette hypothèse. Gradlon Plonéour, comte de Cornouaille et grand protecteur de l’abbaye de Landévennec, alla effectivement guerroyer contre les Vikings, à l’embouchure de la Loire. Il a même tenu à finir ses jours à l’abbaye de Noirmoutier. Il meurt en 684, son corps fut déposé dans un sarcophage.
Il est réputé pour soulager les rhumatismes et les maux de ventre.

(a modifier absolument avec la mise en cohérence de la datation : gradlon 330/405_charlemagne 800_dagobert 602_st philibert 617_st guénolé fonde abbaye landévennec 485_expansion des vikings >800_saint corentin 375/401_saint médard 456/545)

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Le retable de Saint Philibert

Le panneau de vie de Saint Edern :

Les divers épisodes de la vie du Saint sont indispensables à connaître pour comprendre le curieux panneau où ils sont représentés. Situé autrefois dans l’ossuaire et aujourd’hui accroché sur le mur gouttereau nord de l’église. Voici la description de ce merveilleux tableau inspiré de la gwerz chantée en pays Trégorrois (jointe en annexe)

Premier panneau (en haut à gauche) : Saint Edern est en prière près de son oratoire où jaillit une fontaine. L’artiste a peut-être voulu représenter le paysage de Quistinic. Derrière lui, une femme assiste debout à sa prière, peut-être sa sœur, Génovéfa, dont la gwerz léonnaise ne parle point, mais dont le souvenir est resté populaire dans ce pays de Lannédern. Au fond de
la perspective se profile la silhouette du château seigneurial.
Deuxième panneau (en bas à gauche) : pendant que le seigneur de Quistinic, accompagné d’un cavalier fait de vifs reproches à Edern, le saint se confond en excuses pour sa vache venue brouter dans le domaine réservé au maître. Un serviteur s’occupe de chasser l’animal à grands coups de bâton.
Troisième panneau (au milieu en haut) : c’est l’épisode du meurtre de la vache. Un homme armé d’une lance, en présence des gens du seigneur de Quistinic, assistent à la mise à mort de la pauvre bête qui est étendue sur le flanc. La meute s’acharne sur son cadavre : Trois gros chiens commencent à la dévorer. Edern, impuissant, prie à genoux sur un rocher, désolé par cet horrible spectacle.
Quatrième panneau (en bas au milieu) : le comte de Cornouaille, passant par le pays et se trouvant égaré, envoie un page demander son chemin à saint Edern. Celui-ci étant en prière, tarde un peu à répondre. Le page irrité de ce retard, soufflète le saint qui lui répond en tendant l’autre joue. Le comte, que l’on aperçoit à cheval à l’arrière-plan, est aussitôt frappé de cécité avec toute sa suite. Il ne recouvrera la vue qu’en arrivant sur un point de terre du Léon, où il battit une église, qui est aujourd’hui l’église paroissiale de Plouédern.
Cinquième panneau (en haut à droite) : le cerf est aux abois, un chasseur accompagné de son chien, sonne l’hallali. L’animal s’agenouille devant le saint en prière pour être protégé de la meute. Edern, un chapelet pendu à son bras gauche, est en prières.
Sixième panneau (en bas à droite) : un chasseur, dont le chien est en arrêt devant le cerf agenouillé et monté par Edern, contemple le spectacle avec étonnement.

« Le sculpteur n’a pas jugé à propos de compléter la légende. Il n’a représenté ni le châtiment infligé au duc et à ses gens, ni le miracle qui leur rend la vue, ni l’édification de l’église commémorative. N’en soyons point surpris. Ce sont là des épisodes qui se sont déroulés en pays léonard ; dès lors, ils n’intéressent plus la Cornouaille ; l’artiste local les a négligés à dessein, fidèle en cela à l’esprit de particularisme qui est un des caractères profonds de la Bretagne d’antan. Il n’en reste pas moins que le vieil imagier et l’auteur de la gwerz ont travaillé d’après les mêmes documents. Quels étaient ces documents, on ne le saurait préciser. A-t-il existé une ancienne vie de saint Éden ? Il est fort possible, quoiqu’Albert Le Grand n’en fît pas mention. C’est d’elle sans doute que se seront inspirés le poète et le sculpteur anonymes. En revanche, il n’en faut pas chercher trace dans les souvenirs du peuple. Faisons la remarque une fois pour toutes : le peuple breton, quand il s’agit de ses vieux saints nationaux, se soucie assez peu de la tradition ecclésiastique. Il a sa façon à lui de les concevoir, aussi bien que de les invoquer. Il se les représente à sa manière, et le portrait qu’il se fait d’eux n’a que des ressemblances très lointaines avec le type consacré. Il est difficile de n’être point frappé, dès l’abord, du caractère purement mythologique des légendes qu’il leur prête. Par là s’explique peut-être l’espèce d’hostilité méfiante qu’une partie de notre clergé témoigne à l’égard de ces antiques thaumaturges et l’empressement qu’il apporte à laisser tomber leurs oratoires en ruines, leur culte en désuétude, leur mémoire même en oubli… » Le saint homme est aussi représenté, couché, sur la pierre sépulcrale qui passe pour être son tombeau : Sculpture du XVIème siècle, sinon du XVème, où s’est complu avec dévotion le ciseau délicieusement maladroit de quelque artiste local. Il se trouvait autrefois au milieu de la nef. Vers 1860 il a été relégué au bas du collatéral nord, où il semble un peu perdu dans l’obscurité.

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Le panneau de Saint Edern

La poutre de Gloire, groupe de Crucifixion ou Tref :

Le groupe de la Crucifixion sur la poutre de gloire comporte la Vierge, Saint Jean et Jésus-Christ. L’emblème (blason bandé de 6 pièces d’argent et d’azur et avec pour devise : le content est riche) du Seigneur des TOURELLES positionné face aux paroissiens rappelle la noblesse locale. Curieusement, les armes ont été inversées : bandé n’est pas barré.

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La poutre en Gloire

La Vierge à l’enfant :

En bois polychrome, une Vierge à l’Enfant avec deux angelots dans une niche à pilastres feuillagés du chœur.

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La Vierge à l’enfant

Saint Edern sur son cerf :

Une belle statue de Saint Edern orne l’angle sud-est du chœur. Le cerf, docile, la croupe en partie recouverte par un pan du manteau du patron de la paroisse va l’amble comme le faisaient les belles haquenées de l’époque. Edern, le visage tourné vers l’assemblée, vêtu en ermite, robe et manteau à camail et capuchon, tient fermement un grand livre dans la main droite. La statue est encadrée par une grande niche rectangulaire dont les montants sont ornés de tête d’angelots et de chutes de fleurs. Deux ailes à volutes, ornées de feuilles d’acanthe, viennent compléter harmonieusement ce bel ensemble. Le cerf représente l’arbre de vie à cause de sa ramure qui tombe et se reconstruit tous les ans.
Le premier jour de Septembre on célèbre la fête à Saint Edern car c’est ce jour là qu’il s’alla reposer avec Jésus dans son paradis.

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Saint Edern sur son cerf

Les sablières :

les sablières sculptées entre 1559 et 1581 sont anonymes. Cependant nous retrouvons le nom d’un charpentier sur une poutre à engoulant située au nord du chœur : V.ARVOR.
Dans le chœur de la nef elles représentent le jugement dernier avec son lot de têtes énormes à la bouche béante avalant des corps et des membres. Une curieuse danse de putti sexués, Côté Sud, se dirige allègrement vers les bouches de l’enfer. A sa droite, un couple de musiciens, à l’opposé, de l’autre côté du transept, au nord, deux buveurs. Les murs gouttereaux sont surmontés de sablières à encorbellement très travaillées représentant des masques à palmettes, des feuillages, des rinceaux et plusieurs fois les armes des LEZORMEL. Des têtes de profil tout au long des panneaux ressemblent étrangement à des représentations de l’art aztèque.

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Les blochets :

Aux quatre coins du chœur, formant la liaison avec les sablières les quatre saints évangélistes sont disposés en blochets. D’autres petits blochets sont placées aux extrémités des gouttereaux, ils semblent en costume d’époque mais ils sont très altérés par le temps.

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Les statues polychrome :
En pierre (granite kersantite) polychrome

Une Pietà. Strictement, le thème comporte, dans sa représentation, deux des personnages de la chronologie de la Vie du Christ : lui-même mort et Marie sa mère éplorée. On perçoit nettement le flanc droit du Christ percé par le centurion LONGIN afin de s’assurer de sa mort.

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La Pieta

En bois polychrome

Jésus-Christ tenant le globe (monde) dans sa main gauche et le bénissant de la main droite (Christ de Gloire).
A compléter

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Jésus et l’agneau de Dieu

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Le Christ en Gloire

Saint François d’Assise montrant les stigmates du Christ. Se consacrant à la prédication et gagnant son pain par le travail manuel ou l’aumône. Il change son habit d’ermite pour une tunique simple. La corde remplace sa ceinture. Il fréquente des lépreux. En août 1224, Francesco se retire avec quelques frères au monastère de La Verna. Le 17 septembre (3 jours après la fête catholique de la Croix glorieuse), il aurait reçu les stigmates. Il se réfugie dans une hutte près de la chapelle San Damiano. Il meurt le 3 octobre 1226. François a été canonisé dès 1228 par le pape Grégoire IX. Il fait partie des saints catholiques les plus populaires et sans doute celui qui est le mieux accueilli parmi les non catholiques. À la suite de la nuit qu’il célébra dans une grotte à Greccio, l’usage de la crèche de Noël s’est répandu dans la famille franciscaine puis dans les foyers. Après sa rencontre avec le sultan à Damiette, l’annonce de la prière par les cloches, puis de l’angélus se sont répandus.

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Saint François d’Assise

Saint Maudez  : Il est réputé avoir créé un monastère au Vème siècle dans une île Maudez proche de l’île de Bréhat. Il s’y installe avec deux disciples. Il enseigne la guérison des sourds des aveugles et des paralytiques. Il en chasse les nombreux serpents et c’est pourquoi il est invoqué pour se défendre contre tout ce qui rampe (reptiles, vers, insectes…). Installée dans la chapelle de Coat ar Roch pour combattre les serpents (le lieu en était infesté), la statue migre à l’église dans les années 50.

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Saint Maudet

Saint Philibert (voir retable de saint Philibert, situé sur le clocher)

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Sainte Anne (dans l’ossuaire) apprend à lire à la Vierge. La mère de la Vierge Marie est la grand-mère de Jésus-Christ. Il faut savoir que dans les églises, le tabernacle (ouvrage d’ébénisterie) abrite les hosties consacrées (symbole du corps du Christ). Le corps de la Vierge Marie est considéré comme le premier tabernacle. Sainte Anne est la sainte représentante de ce corps de métier.
Par déclinaison :
Patronne des bretons (mamm gozh ar Vretonned).
Anne de Bretagne reine des français par la grâce de Dieu

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Sainte Anne

La Reine des monts d’Arrée : achetée par le recteur Athanase Ruellen dans les années 1960 et dite reine des Monts d’Arrée associée à son diadème et à son sceptre ; Elle se trouve au dessus de la porte de la sacristie. Cette statue date du XVème siècle et pourrait être une vierge à l’enfant partielle (les indices de sculptures indiquent une représentation préalable)

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La reine des Monts d’Arrée

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L’ange du jugement dernier (positionné à l’opposé de l’agneau pascal) : le jugement dernier est celui où tous les hommes devront rendre compte devant Dieu de leurs actes commis sur terre. Selon ceux-ci et suivant la Miséricorde de Dieu (appelée aussi Grâce dans le christianisme), les hommes seront jugés et certains seront condamnés à la géhenne, d’autres se verront ouvrir les portes du paradis. L’Homme en effet, durant toute sa vie, doit essayer de suivre les commandements divins pour espérer se voir pardonner ses fautes. La résurrection des morts est un préalable au jugement par Dieu, qui aura lieu le même jour pour tous. Le Jugement dernier est celui qui doit intervenir à la fin des temps, après la venue (ou le retour) du Messie. L’ange en question les ailes semi-déployées soufflant dans une imposante trompette, sonne haut et fort pour manifester le salut, la disparition de la terre devant Dieu et l’arrivée du jugement dernier.

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L’ange du jugement dernier

La chair surmontée par l’ange du jugement dernier

Le maître autel
Recours à l’or pour suggérer la beauté immatérielle du monde invisible, la présence du mystère de la foi.
L’agneau aux sept sceaux orne le devant du maître-autel
La révélation de Saint Jean  ; l’Apocalypse
Ce qui doit arriver à la fin des temps, accroissement de l’iniquité, la venue de l’Antéchrist, la lutte ultime qui le jettera finalement toujours en Enfer……

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L’autel complété par son environnement

Jean reçoit une vision du Christ qui lui dit : écrit donc ce que tu as vu ?
Celui-ci, majestueux, vêtu de blanc, le glaive de la parole dans la bouche s’exprime :

Dans le culte céleste surgit le mystérieux agneau pascal, seul digne d’ouvrir le livre des desseins divins, scellé de sept sceaux. A l’ouverture des six premiers sceaux les fléaux s’abattent sur les impies. Jésus Christ apparaît à Saint Jean, les sept étoiles sont les anges des sept églises et les sept chandeliers sont les églises. Jésus Christ sous le symbole de l’agneau prend le livre et pour l’ouvrir les sept esprits sont envoyés sur toute la terre.

Ouverture par l’agneau (c’est Saint Jean qui s’exprime) :
du premier sceau  ; je vis paraître un cheval blanc, le chevalier archer couronné continuait ses victoires.
du deuxième sceau  ; je vis paraître un cheval roux, le chevalier avec une épée enlève la paix des hommes sur terre afin qu’ils s’entretuent.
du troisième sceau ; je vis paraître un cheval noir, le chevalier possède une balance afin de donner la valeur des choses.
du quatrième sceau ; je vis paraître un cheval pâle, le chevalier s’appelle la mort et l’enfer le suit avec le pouvoir de faire mourir les hommes et les animaux sur le quart de la terre.
du cinquième sceau ; je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient souffert la mort pour la parole de Dieu. On leur donna à chacune une robe blanche en leur demandant d’attendre que l’autel fut rempli du nombre de serviteurs de Dieu qui doivent comme eux souffrir la mort.
du sixième sceau  ; je vis qu’il se fit tout d’un coup un grand tremblement de terre, le soleil devint noir, la lune comme sang. Les étoiles tombèrent sur la terre. Le ciel se retira et toutes les montagnes et les îles furent ébranlées. Tous les rois, les riches de la terre et tous les esclaves ou hommes libres se cachèrent dans les cavernes et dirent aux montagnes de nous ensevelir pour nous cacher de la colère de l’agneau parce que le jour est arrivé ;
– je vis quatre anges aux quatre coins de la terre qui retenaient les vents
– je vis un ange ayant le sceau du Dieu-vivant qui rassemblait tout ce qu’il y avait de vivant sur terre. Les humains vêtus de robes blanches chantaient à haute voix : gloire à notre Dieu et à l’agneau de nous avoir sauvés.
du septième sceau ; se déclenche le châtiment du monde au son des trompettes. Lorsque l’agneau eût ouvert le septième sceau il se fit un silence dans le ciel. Je vis les sept anges qui sont devant la face de Dieu et on leur donna sept trompettes (annoncent la seconde venue de Jésus). Alors vint un ange ayant un grand encensoir d’or, on lui donna une grande quantité de parfums afin qu’il offrit les prières de tous les saints. Et la fumée du parfum composée des prières des saints monta devant Dieu. L’ange prit enfin l’encensoir et l’emplit du feu de l’autel et l’ayant jeté à terre il se fit des bruits dans l’air, des tonnerres, des voix, des éclairs et un grand tremblement de terre.
le premier ange sonna de la trompette ; il se format une grêle et un feu formé de sang qui tombaient sur la terre et la troisième partie de la terre fut brûlée.
le deuxième ange sonna de la trompette ; et il parut comme une grande montagne tout en feu qui fut jetée à la mer. La troisième partie de la mer fut chargée de sang et les poissons et les navires périrent.
le troisième ange sonna de la trompette ; une grande étoile nommée absinthe ardente comme un flambeau tomba du ciel sur la troisième partie des fleuves et des sources. Les eaux chargées en absinthe furent consommées par les hommes. Un grand nombre mourut.
le quatrième ange sonna de la trompette ; le soleil la lune les étoiles ayant été frappés par les ténèbres la troisième partie du soleil de la lune et des étoiles fut obscurcie. Un aigle disait à haute voix ; malheur aux habitants de la terre à cause des sons des trois autres trompettes.
le cinquième ange sonna de la trompette ; et je vis une étoile qui était tombée du ciel à laquelle on donna la clef de l’abîme, elle ouvrit le puits de l’abîme et les hommes furent frappés d’une tourmente incessante. Ceux-ci avaient pour roi l’ange de l’abîme Apollon l’exterminateur.
le sixième ange sonna de la trompette ; une voix demanda de délier les quatre anges du fleuve de l’Euphrate. Ceux-ci devaient trier la troisième partie des hommes. Les chevaux aux têtes de lions et les chevaliers cuirassés crachaient le feu et la troisième partie des hommes fut tués à l’exception de quelques de non repentis.
Je vis un ange fort et puissant qui descendait du ciel ayant un arc en ciel sur la tête. Un visage comme le soleil et des pieds comme des colonnes de feu. Il avait un livre ouvert, le pied droit sur la mer et le pied gauche sur la terre. Il cria comme rugit le lion et sept tonnerres firent éclater leur voix. Et une voix du ciel dit : scellez les paroles des sept tonnerres et ne les écrivez point.
Alors l’ange leva la main au ciel et dit qu’il n’aurait plus le temps mais qu’au jour ou ??? ?
le septième ange ferait entendre sa voix et sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s’accomplirait (le jugement dernier) ; le règne de ce monde a passé à notre Seigneur et à son Christ et il règnera dessus pour les siècles des siècles : AMEN.

La continuité de l’Apocalypse fait référence à :
Aux symboles de la femme revêtue de soleil qui enfanta un enfant mâle avec une verge de fer qui fut élevé vers Dieu pour gouverner toutes les nations.
Aux faux prophètes.
Au jugement dernier qui est annoncé. Jésus Christ apparaît, la terre est moissonnée et vendangée selon les desseins des sept rois des sept coupes de la colère de Dieu pour aboutir au jugement universel avec les 7 visions finales de l’avenir.
La vision radieuse de Jérusalem céleste et à l’arbre de vie qui porte douze fruits (symbolise la force de la vie et ses origines et donne l’immortalité).
Les sept coupes d’or pleines de la colère de Dieu appellent à la vie éternelle selon l’évangile de Saint Jean.

Symboles mystérieux qui accompagnent les fléaux de l’effusion des sept coupes
première coupe ; l’ange la répand sur la terre et les hommes furent frappés d’une plaie maligne.
deuxième coupe ; l’ange la répand sur la mer, elle devint rouge comme sang, tout ce qui vit dans la mer périt.
troisième coupe  ; l’ange la répand sur les fleuves et sur les sources, elles furent chargées de sang, ceux qui en boivent en meurent.
quatrième coupe  ; l’ange la répand sur le soleil et les hommes furent tourmentés et ne firent point pénitence.
cinquième coupe  ; l’ange la répand sur le trône de la bête et son royaume devint ténébreux, ils ne firent point pénitence.
sixième coupe ; l’ange la répandit dans l’Euphrate, son eau fut séchée pour ouvrir le chemin aux rois qui verraient l’Orient mais les esprits démons rassemblent les rois à Armagédon.
septième coupe ; l’ange la répandit dans l’air et il se fit des éclairs, des tonnerres et un des sept anges vint me parler pour me présenter la grande prostituée avec laquelle les rois de toute la terre ont été corrompus. Celle-ci fut condamnée et ruinée ? joie des anges (Babylone) et des Saints.
Alors un ange fort leva une pierre grande dans la mer et Babylone fut précipitée avec impétuosité de sorte qu’on ne la retrouve plus ? Alléluia, gloire et puissance à notre Dieu.
Je vis un cheval blanc, celui qui était dessus s’appelle Le Fidèle et Le Véritable qui juge et qui combat justement ? Avènement du souverain juge Jésus Christ ? évolution vers le jugement universel.
Après cela je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle avec la ville sainte de Jérusalem qui venait de Dieu comme le tabernacle de Dieu avec ses hommes.
Jérusalem avait douze portes avec douze anges, la muraille avait douze fondements en pierres précieuses (jaspe, saphir, calcédoine, émeraude, sardonyx, sardoine, chrysolite, béryl, topaze, chrysoprase, hyacinthe, améthyste) où sont les noms des douze apôtres de l’agneau……..

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L’agneau

Le tombeau ou cénotaphe de Saint Edern :

Le soubassement est formé d’arcades tréflées à jour, flanquées de colonnettes portant un gisant de saint Edern. Le vêtement du saint est le même que celui du calvaire : même tunique longue, même capuchon rabattu sur le haut du visage. Mais l’attitude a je ne sais quoi d’hiératique, de majestueux. Les yeux du saint, quoique largement ouverts, semblent repliés sur un grand rêve. La physionomie est expressive et forte, avec un air de mansuétude infinie. La barbe s’épand sur la poitrine à grandes ondes égales comme celle d’un Dieu assyrien. Le bras gauche s’accoude à un livre d’heures, le bras droit s’appuie à un épieu, crosse rustique de ces bons pasteurs de peuples. Les pieds reposent contre le flanc du cerf qui, dans sa pose abandonnée, parait goûter avec délices la douceur du dernier sommeil.

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Le tombeau de Sant Edern

La vitrine :
Elle regroupe les objets d’orfèvrerie désignés comme étant le trésor ostentatoire de la paroisse.
L’orfèvrerie de Lannédern comporte deux châsses reliquaires, une superbe croix de procession, deux calices avec leurs patènes en argent (sur l’un d’eux poinçon G.D de l’orfèvre Gabriel Daniel et l’inscription : « F.FAVENEC. FAB. DV. ROSERE. DE S. EDERN ») et un seau à aspersion en bronze daté de 1578.
La plus grande des châsses est ornée à chacun de ses angles des statues des apôtres, Pierre, Paul, André et Jean dont les corps ont été fondus dans un même moule. Seules les têtes, surmontées chacune d’une auréole, et les attributs sont différents. Les statues sont fixées sur des contreforts creux exécutés en trois plaques soudées surmontées de deux étages de pinacles fondus. La base des murs est surlignée d’un galon mouluré repercé, orné d’un décor quadrillé poinçonné. Leur sommet est décoré d’un galon perlé et crénelé. Les pieds en boule aplatie ont sans doute remplacé les modèles d’origine en forme de lions assis. Le couvercle se soulève sur des charnières avec une barrette pour assurer la fermeture. Les deux lunettes rectangulaires ouvertes sur la face permettent d’apercevoir les reliques contenues dans un coffret de bois. Cette œuvre porte un des plus anciens poinçons de maître de Bretagne dont les initiales, probablement I.E (en caractères gothiques) n’ont pas pu être attribuées à un orfèvre connu. Certaines réparations ont été effectuées avec des plaques argentées. Le faitage, alternant grands et petits fleurons feuillagés, les contreforts d’angle posés à l’oblique et sommés de hauts pinacles, situent cette œuvre à une date antérieure au XVIe siècle. La châsse est classée au titre objet depuis le 10 novembre 1906 (dimensions : longueur 49 cm, largeur 16 cm et hauteur 20 cm)
La seconde châsse est un pupitre supporté par quatre lions accroupis. Une lunette ovale permet, dans le couvercle, de voir la relique et l’amulette qui appartenait à saint Edern (Le patère du Saint se composant d’un grain d’ambre jaune-rougeâtre ; résine fossile dure, plus précieuse que l’or ou le diamant ayant la particularité d’attirer à elle les corps légers quand on la frotte énergiquement). Symbole de la lumière et du magnétisme terrestre provenant de la baltique. Datant de l’âge de bronze peut-être du fer, on l’applique sur les yeux des pèlerins qui accouraient autrefois afin d’entourer les reliques du Saint des hommages de leur vénération le jour du pardon pour guérir ou préserver des maux de la vue). En argent ciselé, elle porte le poinçon de la communauté des orfèvres de Morlaix (un M surmonté d’une hermine) et le poinçon de maître d’Yves Ploiber, orfèvre à Morlaix en 1490 : YP. Ces poinçons se retrouvent sur le reliquaire de La Roche Maurice. Cette châsse est classée au titre objet depuis le 14 juin 1955.
La grande croix de procession : En argent massif en partie doré et ciselé, d’une hauteur de 1,09 m pour un poids de 7,690 kg, cette croix à grosses pommes godronnées et nœud architecturé à deux étages est caractéristique de la croix de procession finistérienne du XVIIe siècle. Son Christ élégant aux proportions étirées, entouré de la Vierge et de saint Jean, évoque les nombreux calvaires des enclos paroissiaux du Léon ou les poutres de gloire séparant la nef du chœur des églises. Sur le nœud, l’accumulation de pilastres, consoles, volutes et frontons évoque l’ornementation foisonnante des porches, des clochers et des ossuaires de basse Bretagne au début du XVIIe siècle. Elle a été classée le 14 juin 1898. Plusieurs poinçons y figurent :
– Au bas de la douille : 1 – Lettres F et L séparées par une hermine surmontée d’un petit oiseau, marque de l’orfèvre morlaisien François Lapous qui a ciselé la croix. 2 – Une hermine passante avec une lettre M entre les pattes, communauté de la ville de Morlaix. 3 – Un H majuscule, marque de la jurande (groupement professionnel sous l’ancien régime) des orfèvres de Morlaix dans les années 1620.
– Sur le bas de la douille : elle porte l’inscription : FET CE IOVR 19 AVRIL 1620
La croix est timbrée des armes (bandé de six pièces d’argent et d’azur) de Lézormel, Seigneurs des Tourelles en Larm’abern, (au-dessus de l’inscription).
Au revers de la croix, sous un dais repercé de quadrilobes, un médaillon ovale très finement gravé représente saint Edern tenant bâton de pèlerin et chapelet, monté sur un cerf.
Les douze apôtres, reconnaissables à leurs attributs, sont présents sur le nœud de la croix.
Les clochettes, accrochées aux bras de la croix, font à l’occasion des processions et des pardons, une parure sonore et colorée (l’une des clochettes, à gauche du Christ, a été volée en 1972).
Le seau à aspersion (classé le 3 juillet 1958) ; Inscription en lettres gothiques et date : DE LA PAROISSE DE LANNEDERN 1578.

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La croix en or

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La vitrine dans l’église

Les bannières

La bannière de procession est une pièce de tissu orné en broderie d’un décor et souvent d’inscriptions spécifiques. Elle est portée dans les processions où elle fait office d’insigne d’identification pour une confrérie religieuse, une paroisse ou une congrégation. Elle est en général de forme rectangulaire, suspendue par le petit côté supérieur du rectangle à un bâton horizontal lui même porté par une hampe. Elle peut comporter des cordons latéraux terminés par des pompons.
Le port de la bannière en dépit de la difficulté, poids et effets du vent, sur de longues distances est un honneur, réglé par les traditions locales.

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Bannière

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Bannière de Sainte Anne

La paramentique, les vêtements liturgiques

La chasuble symbolise la charité, l’amour du Seigneur, qui doit envelopper le prêtre et le joug du Seigneur.
Sa couleur, en rite romain, varie en fonction du temps liturgique : rouge, blanc, vert, violet.
La paramentique est l’ensemble des vêtements, coiffes, tentures, parements et ornements utilisés dans les liturgies religieuses. On y inclut parfois l’orfèvrerie sacrée.
Les formes, les coupes, les dénominations et les coutumes liées à la paramentique liturgique ont fait l’objet de nombreux changements au cours des siècles.

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Chasuble de deuil

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Chasuble de printemps

Les fonds baptismaux

Les fonts baptismaux (du latin classique fons : fontaine, source) sont un article de mobilier ecclésiastique utilisé pour le baptême des enfants et des adultes.
Les fonts baptismaux servent typiquement aux baptêmes par aspersion. Les fonts les plus simples ont un pilier de 1,5 m avec un support pour un bassin d’eau. Les matériaux taillés et sculptés varient considérablement.
La forme peut varier. Beaucoup de fonts baptismaux ont huit côtés pour rappeler la nouvelle création. Certains fonts ont trois côtés, en rappel de la Sainte Trinité du Père, Fils et Esprit Saint. Ils sont parfois placés devant la nef de l’église pour rappeler aux fidèles leur baptême, qui représente leur entrée dans l’Église.
La majorité des Églises chrétiennes utilisent de l’eau bénite pour remplir les fonts. Une vaisselle spéciale d’argent, appelée une aiguière, peut être utilisée pour remplir les fonts.

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Les Fonds baptismaux

La chapelle de Coat ar Roch

Autrefois appelée chapelle du Bois de la Roche, aujourd’hui il ne subsiste que la chapelle transformée en maison d’habitation. Le bois a disparu et la roche a servi de carrière !…
C’est à cet endroit que guidé par une étoile Saint Edern avait installé son oratoire. Une source coulait en ce lieu et le site allait devenir l’objet d’un véritable culte et d’une dévotion à la Sainte Vierge (Notre Dame la Vierge Marie mère de Dieu).
Cette source miraculeuse possédait les vertus de guérisons en tous genres et principalement pour les aveugles. L’écho de ce prodige se répandit à travers le pays et nombreux furent ceux qui vinrent prier et faire des offrandes.
Un Druide et un Thaumaturge, vestiges de la religion druidique à la croyance très vive de l’immortalité de l’âme pratiquaient préalablement en ces lieux. L’heureuse influence des vertus de cet endroit favorisait les exhortations et les miracles.
A l’origine, une chapelle en bois put être construite suivie d’un édifice en pierres.
On raconte et on dit en Basse Bretagne que le sol de la péninsule repose sur un océan caché sous terre et que la source de Coat ar Roch communique avec lui. On y lança jadis un canard qui reparut à une semaine de là dans la rivière de Landévennec et une autre variante parle d’un coq auquel on lia les pattes et qui fut retrouvé à Port Launay.
L’eau est omniprésente dans tous ces récits et permet ainsi d’éclore et de bâtir la légende des trois sources en relation avec la cosmogonie celtique des astérismes formés de trois étoiles de la voute céleste ; La constellation est à l’aplomb de l’homme qui atteint l’état central et les 3 étoiles désignent alors les 3 ouvertures, les trois lignes obliques des croyances Celtes.
Le triangle de l’été : Vega, Deneb et Altaïr. Véga correspond à Coat ar Roch étant une des plus brillantes de la voute céleste
Le triangle de L’hiver : Syrius, Betelgueuse et Procyon. Syrius correspond à Coat ar Roch étant la plus brillante de la voute céleste. Syrius, étoile du solstice d’hiver, étoile de l’annonciation des rois mages et du soleil de justice c’est-à-dire du Christ.

A la révolution, la chapelle du Bois De La Roche (avec son cimetière, ses dépendances et un champ en partie Nord sur la montagne dépendante du lieu Pennarun en la commune de Lannédern, canton de Brasparts) appartenant aux nobles sera saisie, expertisée et vendue comme bien national. L’acquéreur en Février 1799 est Jérome Tournel cultivateur à Kergus et Ty Labous. Laissée à l’abandon l’édifice tombe en ruines. Des tentatives de restauration par les propriétaires successifs n’aboutissent pas. Celle-ci a bien failli sombrer corps et âme des suites d’une longue dégradation due au temps. Sa renaissance prend valeur de symbole et elle fut sauvée, restaurée et convertie en maison d’habitation par Mr et Mme PIRCHE à partir de 1973.
En 1910 la chapelle est dédiée à Notre Dame et Saint Maudez. Les statues présentes sont celles de Saint Maudez, Notre Dame, Saint Joseph et Saint François Xavier.
Deux dates sur l’édifice:1699 à la base de la chambre des cloches et 1874 dernière restauration.
La chapelle est un édifice en forme de croix latine, la flèche du clocher fut foudroyée par la foudre lors de la tempête du 7 Décembre 1946. Le clocher est reconstruit à l’identique (respect des règles architecturales) en 2011 par Joël Kerhervé Tailleur de pierres à Lannédern.
La fontaine miraculeuse existe toujours, elle était surmontée par la statue de Saint Maudez.
Près de la chapelle est érigé une croix monolithe à pans, socle carré et soubassement à trois degrés.

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La chapelle de Coat ar Roch

Le lit de Saint Edern

Saint Edern confectionna un lit de pierres au point de délimitation de Lannédern Le Cloître-Pleyben et Pleyben, dans une garenne qui a gardé depuis lors le nom de Goarem Edern proche du village du Moulin du Duc. Encore intact on peut s’y allonger comme avaient coutume de faire par dévotion les pieux fidèles ou les pèlerins qui y accouraient de tous les points de la région. On disait que cela guérissait et préservait du mal d’échine et du mal de reins. La couchette un peu dure, mais fort commode en somme, se compose d’une dalle de granit taillée adroitement pour reposer la tête, la nuque et le dos entourée de pierres brutes des deux côtés sous forme de palissade.
Dans les légendes bretonnes les saints et les ermites ont traversé la mer à bord de barques de pierre en forme d’auges et nous ont laissé leur esquif. Ces étonnantes auges en forme de sarcophage étaient appelées « Lit ». Le lit de saint Edern pourrait être constitué de fragments de cette embarcation.
Il suffit d’un peu d’imagination pour entendre parfois comme un bruit étrange émanant de la rivière ou des arbres alentours pour susciter la présence du fantôme du génie des lieux. Tous ces parages environnants auront ressenti l’heureuse influence de ses vertus, de ses exhortations et de ses miracles.
Le bon Edern dormait là, sous la lune et les étoiles ?

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Le lit de Saint Edern

La croix de Croas ar Hars

trois croix monolithes du 17ème siècle ; Coat ar Roch. Croas ar Hars et Ty Cras ont disparues. Croas Ar Hars, nouvelle croix construite part inaugurée le 08 Août 2009.

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La croix de Croas ha Hars ( entre croix et calvaire)

Une bélière en cuivre (datation ?) recouverte d’une feuille d’or trouvée à Parc ar Feunteun (donnée au musée archéologique du Finistère en 1930).

Il existait :
Trois moulins au 18ème siècle dont 2 à eau (Moulin du Duc et Keralun) et 1 à vent (Keralun qui a disparu)

« La gwerz chantée »

Écoutez tous (gens de cette) compagnie _ écoutez chanter la vie
la vie de Monsieur saint Edern, le patron de Plouédern, dans l’île nommée Irlande, à ce qu’il est marqué, naquit le saint homme puissant, homme de beauté, en son corps et en son esprit , de ses biens, dès sa jeunesse, il fit de bonne heure fi et mépris, pour chercher la royauté du ciel
et le salut de son âme, de ses parents il prit congé, à son pays il dit adieu, et par mer, il se rendit en Bretagne pour y prêcher la foi, en un lieu, sur la grève de Cornouaille, tout proche de Douarnenez, et appelé le Juch maintenant encore, avec son esquif il prit terre, Il s’est mis en quête d’un lieu paisible, pour être à l’écart de la foule, sa hutte, il se la construit dans un bois, à deux ou trois lieues de Quimper, Indifférent à toutes les intempéries, sa vêture était misérable, pour lit il avait la terre froide, et pour oreiller une Pierre, Il portait des cilices de crin, ne vivait que de pain noir, et des herbes de son jardin, sans jamais boire goutte de vin, pendant une moitié de la nuit, la prière était son seul repos, Il était pour lui-même sans pitié, et pour le prochain, plein de mercis, cependant, les langues mauvaises du monde, cherchèrent à compromettre sa réputation, il se résignait à la méchanceté des gens, il se résignait à tous leurs mépris, le seigneur de Quistinit, se fâcha contre la petite vache du saint, au point de lâcher sur elle sa meute, la bête en resta sur la place, vint Edern, à ce qu’on raconte, il ne prononça qu’une parole, et la vache de se relever et de sortir, du champ du seigneur de Quistinit, déréglée, disait-on, était la bête, car elle n’épargnait les terres de personne, chacun s’en plaignait dans le quartier, et prétendait qu’elle était voleuse, mais ces gens-là ne savaient pas, que Dieu fait des miracles quand il le juge bon, là où la vache avait pâturé, poussait aussi le meilleur blé, Dieu inspira à l’ermite, l’envie de se retirer ailleurs, car son cœur n’était ouvert, ni à la louange ni à la gloire, à travers la Cornouaille il courut beaucoup de pays, jusqu’à ce qu’il trouva un petit coin écarté, et là, il éleva une hutte, où prier et faire pénitence, là il fit plus d’un miracle, si bien que sa réputation se répandit, il n’y avait sorte de peine ni de maladie, à, qui il ne sut trouver remède, une fontaine était tout près, du lieu où il éleva sa hutte, Edern y fit bâtir, à la Vierge Marie une chapelle, maintenant elle se nomme Lannédern, on y prie saint Edern, là il fit durant sa vie, plus d’un miracle, et encore après, un gentilhomme chassait, poursuivie par ses chiens la bête, se réfugia dans la loge du saint, comme pour y chercher abri et protection, c’était un cerf ; quand il aperçut saint Edern, devant lui il se prosterna, pour se recommander à lui, et le supplier de le recevoir en sa maison, or ce cerf demeura, près d’Edern, à partir de ce moment , il paissait aux environs tout le jour, et rentrait chaque soir au logis, le seigneur fut étonné, de voir une telle merveille s’accomplir, en sorte qu’Edern dut lui révéler, la puissance de Dieu et sa bonté, le seigneur qui ignorait ces choses, s’inclina devant l’homme de Dieu, et le pria du fond du cœur, de demander pour lui pardon, à ce que l’on raconte, le duc de Bretagne, se trouva un beau jour, passer auprès de l’ermitage, a Edern s’adressa son page, Edern était en oraison, et ne retourna point la tête, à cause de cela, il reçut incontinent, un soufflet de l’homme brutal, Edern, sur l’exemple de son maître Jésus, était homme doux et humble et n’en conçut aucun ressentiment, joyeux d’être ainsi humilié, mais aussitôt, à ce que l’on dit, le duc et ses gens furent aveuglés, car Dieu était fort courroucé, de voir frapper son serviteur, le duc et ses compagnons, en cherchant à gagner le pays de Léon, se trouvèrent mortellement gênés, de ce qu’ils ne pouvaient se diriger dans le pays, Saint Edern de faire une prière, pour demander que la lumière leur fût rendue, saint Edern de tout son cœur, demande pour eux pardon, le duc fit vœu de bâtir une église dans le lieu où il se trouverait, à l’heure où il recouvrerait la vue, afin d’en perpétuer la mémoire pour jamais , et, pour la gloire de son serviteur, Dieu se fit leur guide, en sorte qu’ils arrivèrent au pays de Léon, et, là, ils obtinrent leur pardon, là, recouvrèrent la vue, le duc et ses compagnons, dans le lieu où s’éleva Plouédern, avec une église à saint Edern, en septembre, le premier jour, on y célèbre sa fête, car c’est ce jour-là qu’il s’alla reposer, avec Jésus, dans son Paradis.

Le chant

Un gentilhomme chassait ;
Poursuivie par ses chiens, la bête
Se réfugia dans la loge du saint
Comme pour y chercher abri et protection.
C’était un cerf ;
Quand il aperçut Saint Édern, devant lui il se prosterna
Pour se recommander à lui
Et le supplier de le recevoir en sa maison.
Or, ce cerf demeura
Près d’Édern, à partir de ce moment ;
Il paissait aux environs tout le jour
Et rentrait chaque soir au logis.
Le seigneur fut étonné
De voir une telle merveille s’accomplir ;
En sorte qu’Édern dut lui révéler
La puissance de Dieu et sa bonté.
Le seigneur qui ignorait ces choses
S’inclina devant l’homme de Dieu,
Et le pria du fond du cœur
De demander pour lui pardon